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Fort de Combrit
Sainte-Marine

Fort de la Pointe de Sainte-Marine

Rue des Glénan
29120 Combrit Sainte-Marine
Tél. 02 98 51 94 40
Mail : abri.marin@combrit-saintemarine.fr

Horaires d’ouverture du musée

  • De juin à septembre
    tous les jours (sauf le mardi)
    de 14h30 à 18h30

Tarifs

  • 2 € adulte
  • 1 € pour les 12-18 ans
  • 1 € pour les groupes (plus de 10 personnes)
  • gratuit pour les enfants de moins de 12 ans
  • 8 € la carte annuelle
  • 3 € le billet couplé avec le Fort de Sainte-Marine

Le Fort de Combrit Sainte-Marine a été construit sous Napoléon III en 1862. D’abord élément de défense des côtes du Royaume, il a été occupé par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui propriété communale, des expositions d’artistes contemporains y sont organisées de juin à septembre. En dehors de ces périodes, il est proposé à la location.

En ce moment

Exposition de Noël

22/12/2018 - 06/01/2019

Chaque année, la commune de Combrit Sainte-Marine organise une exposition au Fort de Sainte-Marine à l’occasion des fêtes de fin d’année. Cette exposition permet aux associations et artistes de la commune d’exposer leurs œuvres.

Exposition

09/02/2019 - 03/03/2019

Présentée par l’association Astérismes.

Exposition

22/03/2019 - 04/04/2019

Présentée par des étudiants en art : Robin Bourgeois, Rémi Coignec, Elisa Florimond, Jérôme Girard, Victoire Gonzalvez, Arthur Guespin, Kieu-Anh Nguyen et Noémie Pilo.

Exposition

05/04/2019 - 11/04/2019

Présentée par Daniel Larvol, peintre-plasticien.

Exposition

12/04/2019 - 18/04/2019

Présentée par Claudine Gergondey, artiste peintre.

Exposition

19/04/2019 - 25/04/2019

Présentée par Maurice Le Breton et Henri Belbéoc’h, artiste peintres.

Exposition

26/04/2019 - 02/05/2019

Présentée par Naji, artiste peintre.

Les expositions passées

Philippe Vergoz

25/08/2018 - 30/09/2018

Christian Halna du Fretay

14/07/2018 - 19/08/2018

Marion Le Pennec

02/06/2018 - 08/07/2018

Atelier incognito

14/05/2018 - 27/05/2018

Le Campion – Chaigneau – Bernes

30/04/2018 - 13/05/2018

Echange culturel « D’un pays à l’autre »

23/04/2018 - 28/04/2018

Jean-Yves Marrec & Henri Belbéoc’h

16/04/2018 - 22/04/2018

Michel Maszczyk

09/04/2018 - 15/04/2018

Christina Levy

02/04/2018 - 08/04/2018

Exposition « Ton carrosse est le mien »

23/02/2018 - 18/03/2018

Arnaud Guéguen

26/08/2017 - 24/09/2017

Gil Bizien

08/07/2017 - 20/08/2017

Jean-Luc Buis

02/06/2017 - 02/07/2017

Pierre Denic

25/08/2016 - 11/09/2016

Eric Le Briz

09/07/2016 - 21/08/2016

Christophe Desportes

04/06/2016 - 03/07/2016

Marie-Thumette Brichard

29/08/2015 - 29/09/2015

Bruno Blouch

04/07/2015 - 23/08/2015

Francis Berthault

06/06/2015 - 28/06/2015

Yann Queffelec

30/08/2014 - 28/09/2014

Henri Girard

02/07/2014 - 24/08/2014

Patricia Caroff

07/06/2014 - 28/06/2014

Pierre Denic, Jean-Pierre Dausset, Alexandra Duprez & Jean-Pierre Le Bars

01/07/2013 - 31/08/2013

Anne-Lise Nguyen, Jacques Bosser, Claude Bouvier

01/07/2012 - 31/08/2012

Patrick Marziale, Yves Doaré, Yann Le Pape

01/07/2011 - 01/08/2011

Pierre Thomas, Jean-Yves Pennec, Patrick Talouarn

01/07/2010 - 01/08/2010

Monument aujourd’hui dédié aux expositions d’art contemporain, le Fort de Sainte-Marine demeure une trace évidente de l’importance que le site de la Pointe a pu avoir dans le passé sur le plan militaire.

 

La défense des côtes de la France après l’Empire

Après les guerres de l’Empire, la défense des côtes de la France, longtemps négligée au profit des guerres terrestres, laissait à désirer. Le projets de tours modèles, initié en 1811 par Napoléon en vue d’y remédier, fut abandonné alors que quelques exemplaires seulement avaient été réalisés sur les centaines initialement prévues.

En outre, en 1817, la Restauration, devant les demandes insistantes des Anglais, accepta de démanteler les anciennes batteries qui, comme celle de Sainte-Marine (Ti Napoléon) jalonnaient les côtes.

En 1841, de nouvelles tensions se faisant jouer avec l’Angleterre, et face au relatif état d’abandon des défenses côtières, une commission mixte (artillerie, génie, marine) est mise en place et chargée d’étudier tous les problèmes relatif à la défense des côtes. Elle doit présenter un travail complet sur l’armement « des côtes, de la Corse et des îles ». Après avoir effectué un inventaire complet de l’existant (sites et armements), la commission rendit un état des lieux assez consternant et conclut à la nécessité de rationaliser et d’uniformiser la défenses des côtes.

Pour ce qui est des bâtiments, s’appuyant sur les travaux de la commission de 1811, elle préconisa d’adopter des tours et réduits modèles. Ces ouvrages, placés en arrière des batteries dont ils constituaient le seul bâtiment, répondaient à trois types, sensées pouvoir faire face à tous les cas de figure en fonction des différentes configurations du terrain :
– type n°1 : pour 60 hommes et 12 canons
– type n°2 : pour 40 hommes et 8 canons
– type n°3 : pour 20 hommes et 4 canons

Accessoirement, la commission produisit également des plans type pour des redoutes modèles n°1 (300 hommes) et n°2 (200 hommes).

Accessibles par un pont-levis franchissant le fossé, chacun de ces réduits comportait les logements du chef de poste, des canonniers, du gardien permanent (les ouvrages n’étaient armés qu’en cas de crise), et des magasins à poudre, d’artillerie, et à vivres, une cuisine, un puits ou une citerne.

Lorsque la batterie n’était pas armée, les pièces étaient remisées dans l’ouvrage.

Entre 1846 et la fin des années 1860, entre 150 et 170 tours et réduits furent construits le long des côtes. Les départements du Finistère et du Morbihan, qui semblent être les mieux dotés, en auraient compté chacun entre 25 et 30.

En cours de réalisation du programme, des modifications seront apportées sur certains sites, portant sur les effectifs des troupes (30 ou 50 hommes) et sur les structures des ouvrages (murs et voûtes épaissis).

Nombre d’ouvrages devenus inutiles parce qu’inopérants face aux nouvelles menaces furent désarmés et déclassés. Certains furent désaffectés par la loi de 1888 et transférés à l’administration des Domaines, en vue d’être vendus, souvent à des particuliers.

Dans les années 1980, d’autres ouvrages ont été cédés, mais les contraintes sont aujourd’hui telles qu’ils restent accessibles, surtout à des acquéreurs institutionnels (communes, conseils départementaux, Conservatoire du Littoral).

 

La construction du réduit de batterie de côte de la pointe de Combrit

La décision de construire le réduit de batterie de côté à la pointe de Combrit est prise en 1861. Le terrain, de 3 hectares environ, est acheté par le ministère de la Guerre, entre l’ancienne batterie côtière (appelée aujourd’hui Ti Napoléon) et un terrain appartenant déjà à la Marine où se trouvait le sémaphore.
La construction du Fort est aussitôt entreprise et se termine en 1862.

Dès sa mise en service, le réduit de batterie est probablement peu utilisé. Comme beaucoup d’autres réduits, il est déclassé avant la fin du XIXe siècle (a priori au début des années 1890) tout en restant dans le domaine militaire.

Il connaît dès lors des utilisations diverses.

Dans les années 1890 et 1900, il abrite pendant au moins onze années deux familles combritoises.

En 1938, il est loué à l’association de l’Auberge de jeunesse de Pont-l’Abbé. Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale met fin à ce bail.

Pendant  la guerre, il est bien évidemment occupé par les troupes allemandes qui le renforcent de quelques casemates (bunkers). Le tout était destiné à interdire les approches de l’estuaire par voie de surface et à gêner les actions aériennes des Alliés contre les activités navales allemandes à Bénodet.

Après la guerre, il est occupé pendant un certain temps par l’école de voile de Sainte-Marine.

Plus ou moins abandonné, il est mis en vente en 1990 et acquis par la commune de Combrit qui y fait effectuer dans les années suivantes des travaux de remise en état et de restauration.

Le Fort de Sainte-Marine compte aujourd’hui parmi les ouvrages de ce type les mieux conservés et dont la structure originelle n’a pas été modifiée de manière significative. Le percement d’une deuxième porte dans le mur du fond, relativement récente, constitue probablement la plus importante modification de structure.

 

A l’intérieur du Fort

On pénètre dans le Fort par un pont fixe qui a remplacé le pont-levis d’origine. Une partie du mécanisme de celui-ci est encore visible dans le vestibule d’entrée. De part et d’autres du vestibule se trouvent les locaux initialement destinés à servir de logement au chef de poste d’une part et de cuisine d’autre part. Sous le vestibule se trouvent la citerne destinée à la récupération des eaux de pluie (réserve d’eau de l’ouvrage) dont le trop-plein est visible sous le pont.

Suivent ensuite les trois salles voûtées qui servaient d’abri aux hommes. Dans la première, où l’emplacement de la porte qui donne accès au toit est visible, l’escalier qui y menait a été démonté pour des raisons de sécurité.

Enfin, les trois petites salles du fond servaient de magasins, notamment pour les munitions. Les murs extérieurs de cette dernière tranche sont plus épais que ceux du reste de l’ouvrage, mais ce détail n’est pas visible.

Il est à noter, enfin, que l’emplacement des canons ne se trouvait pas sur le toit, contrairement à ce que d’aucuns croient, mais en arrière de l’ouvrage, côté sud, là où la banquette qui les protégeait est toujours visible.